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Introduction | Historique | Contexte | Description du barrage temporaire | Evolution du dispositifIntérêts de l'opération | Objectif proposé: la construction d'un crapauduc | Conclusion | Bibliographie |


Contexte


La plupart des grenouilles, crapauds et tritons passent la plus grande partie de leur vie en forêt. Le printemps venu, ils effectuent une migration vers leur zone de naissance pour y déposer leurs œufs. Une fois la ponte terminée, ils effectuent le chemin inverse (à l'exception des grenouilles vertes qui passent une grande partie de leur vie dans l'eau).

Les abords des mares et fossés de ponte constituent des zones très fréquentées lors de ces migrations. Or, au cours de celles-ci, les amphibiens sont contraints de traverser les infrastructures routières qui séparent leur lieu d'hivernage de leur zone de reproduction. Le trafic routier apparaît comme une véritable menace pour ces reproducteurs qui sont ainsi chaque année, victimes de la circulation automobile.

Le phénomène de retour, plus étalé dans le temps et dans l'espace, est moins sensible. A l'automne, les jeunes métamorphosés migrent aussi vers les bois pour y hiverner. Ainsi, chaque année, lors des premières nuits sans gel de printemps, crapauds et tritons sortent de leur gîte hivernal et se dirigent parfois par centaines vers l'étang de Marson, où ils sont nés, pour la reproduction. Le principal lieu de passage de la migration dans le secteur se situe sur le CD305, le long de l'étang de Marson, à cheval sur les communes de Verrie et de Rou-Marson. Il s'étend sur une longueur totale d'environ 1 km, l'essentiel des passages étant concentrés sur une longueur de 300 mètres environ.

Les premières soirées douces et humides voient systématiquement un grand nombre de migrateurs tenter leur chance sur la chaussée : se déplaçant en marchant lentement, ceux-ci n'ont que bien peu de chance d'échapper aux pneus ou au déplacement d'air généré par les véhicules, encore nombreux à circuler en soirée. De plus, il a été observé que les batraciens perturbés par les phares, le bruit et leurs congénères écrasés, au lieu de s'éloigner de l'asphalte, continuent à errer sur la route, amplifiant ainsi le carnage (plus d'une centaine de dépouilles décomptées en une seule nuit en Janvier 2002 sur une portion de 200 mètres !).

 
Situation du Crapauduc

Positionnement

Crapauduc 2004

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